Agriculture durable

DÉFINITION

 

©-nico-Fotolia.com

©-nico-Fotolia.com

L’agriculture durable invite à promouvoir et à pratiquer une agriculture économiquement viable, saine pour l’environnement et socialement équitable. Elle répond aux besoins d’aujourd’hui – aliments sains, eau de qualité, emploi et qualité de vie – sans remettre en cause les ressources naturelles pour les générations futures.

La particularité historique de l’agriculture durable est qu’elle se construit par les agriculteurs eux-mêmes.

L’agriculture durable poursuit trois objectifs principaux :

- Promouvoir des systèmes de production autonomes et économes en intrants

- Rendre les exploitations viables, vivables et transmissibles

- Constituer des espaces d’échanges entre les paysans et les citoyens.

 

 

 

La dimension sociale – valeur ajoutée sur le territoire, revenu des paysans, emplois, transmission – est particulièrement importante dans la démarche agriculture durable.

L’agriculture durable est une démarche qui a été définie et développée  par les réseaux CIVAM et qui peut être utilisée aujourd’hui de manière assez générique et parfois dévoyée. Cela a amené les réseaux à travailler plus précisément sur des systèmes de production économes et autonomes (SPEA) en intrants (donc en engrais, eau, énergie…). Ils s’attachent à respecter l’environnement et à créer de la valeur ajoutée pour le territoire grâce à des pratiques relevant de l’agro-écologie.

Par autonomie, s’entend autonomie d’approvisionnement en intrants par rapport aux filières longues et autonomie de décision sur l’exploitation.

SIGNES PARTICULIERS

L’agriculture durable est généralement associée au travail des réseaux des CIVAM.

L’objectif de cette agriculture est de rechercher l’autonomie d’approvisionnements en intrants pour la ferme (engrais, eau, énergie…), l’autonomie de l’agriculteur dans ses choix et la contribution de l’agriculture au dynamisme des territoires.

L’agriculture durable ne fait pas l’objet d’un cahier des charges officiel.

CAHIER DES CHARGES

L’agriculture durable ne fait pas l’objet d’un cahier des charges officiel mais se définit sur la base d’un diagnostic réalisé à partir d’indicateurs environnementaux, sociaux et économiques : les indicateurs clés de l’agriculture durable.

Ces indicateurs ont été définis sur la base de la méthode IDEA (Indicateur de Durabilité des Exploitations Agricoles) développée par un groupe d’experts pour évaluer la durabilité des exploitations agricoles.

Les travaux menés sur l’agriculture durable permettent à la fois une amélioration continue des pratiques et leur démultiplication. Ainsi, ils ont permis de mettre en place des cahiers de charges pour la mise en œuvre de politiques agricoles favorables à l’environnement, comme des mesures agro-environnementales pour la PAC.

LA RECONNAÎTRE ?

L’agriculture durable peut faire l’objet d’une marque lorsqu’il existe un cahier des charges défini par les agriculteurs eux-mêmes sur un territoire en particulier, et reconnu par les consommateurs, comme dans le cas d’un projet de restauration collective. Exemple : « Les bons repas de l’agriculture durable » en Basse-Normandie.

QUELQUES CHIFFRES

3 000 agriculteurs font aujourd’hui partie du Réseau Agriculture Durable (RAD) qui les accompagne pour faire évoluer leurs systèmes agricoles vers toujours plus de durabilité.

LES RÉSEAUX EN FRANCE / EN UE

- CIVAM

- RAD

- Réseau Cohérence

- Les bons repas de l’agriculture durable

DES RÉFÉRENCES

- RAD  – Collection pourquoi/comment

- Réseau INPACT

- RAD : Evaluer la durabilité

- IDEA

- En route vers l’agriculture durable ! répertoire analytique de 15 exploitations, Frcivam Basse-Normandie.

- Les champs du possible, André Pochon

- FNCIVAM : Produire autonomes et économes, c’est bon pour l’environnement, le revenu et l’emploi.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Depuis 10 ans, des expériences menées par l’INRA de Dijon montrent qu’il est possible de maîtriser les mauvaises herbes avec peu voire pas d’herbicides.

IfeelGood